10ans!!!

Il aura fallu dix ans pour que j’aperçoive enfin les premiers contours de notre famille!!

Après ce long chemin, j’ai enfin l’impression de découvrir ce qu’est le bonheur.

Je touche du doigt ce qu’est être heureuse, enfin!

Je le deviendrai bientôt et, ce, à tout jamais dès lors que c’est lui que je pourrai toucher! 20 (3)Lui, Mon fils!

 

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Gestation de pachyderme!

thailandephotoblog

Passage de l’étape administrative ultime : notre dossier est complet puis est arrivé dans l’orphelinat qui nous réunira!

« Y a plus qu’à  » attendre….le temps de la gestation d’un éléphant.

Nous nous sentons enceints avec tout ce que ça implique de joies, d’euphorie et de peurs ainsi que d’incertitudes et d’embûches à traverser pour arriver à respirer notre enfant!

Je suis donc aussi heureuse de vous annoncer officiellement le pays qui fera naître notre famille : LA THAÏLANDE!

Ah! D’accord! C’est ça le parcours du combattant!!

la mairie du bled :

  • ne sait pas certifiée conforme les photocopies : Madame un recto/verso ça se tamponne sur les 2 faces!!!
  • ne veut pas signer à côté du tampon (c’est pourtant ça la bonne pratique)
  • ne veut pas noter son identité (c’est pourtant ça la bonne pratique)
  • ne demande pas à son ami venu lui tenir compagnie un vendredi aprem de sortir de son bureau car les démarches effectuées y sont confidentielles…comme indiqué sur la porte… (c’est pourtant ça la bonne pratique)
  • dit « ça ira je vous dit! A moins que celui qui vous le demande est vraiment chiant!?! » (c’est pas ça la bonne pratique, et puis chiant= réglementation dans cette circonstance….non?)

Les + : Elle ne possédait qu’un tampon c’était le bon! Rond et marianne non stylisée!

Constat : On ira voir ailleurs!

Le doc du bled :

  • n’a pas le temps, on verra ça plus tard! ( ben je peux avoir au moins un rdv svp??, car c’est pourtant ça la bonne pratique)

Le service AMP :

  • va mettre la demande d’attestation de strérilité (oui ça pique un peu ça…) sur le bureau du doc, QUAND il le verra, le fera. « on ne peut pas courir après les médecins dès qu’on a besoin d’un papier Madame » (oui mais tu peux juste sourir quand je te parle!)

Le notaire :

  • est en vacances

L’employeur 1 ( qui a + de 7000 employés):

  • ne veut pas notifié le poste sur l’attestation de travail « on a déjà fait ce genre de papiers, on nous a jamais demandé ça! (c’est pourtant ça la bonne pratique pour mon pays chéri : c#n%sse!)
  • ne veut pas chercher l’original de mon bulletin de paie gardé (en otage?) dans un grand carton avec pleins d’autres copains, parce qu’on les envoie pas aux personnes en congés de formation…. (merci!)

Les + : A le bon tampon, et la signature est légalisée directement!

L’employeur 2 ( qui a 2 employés et 1 intérim):

  • ne veut pas faire d’avance sur salaire pour combler le trou dû à une semaine de pose d’heures sup forçées (par lui-même), surtout qu’il a bien dit à mon mari que « moi aussi j’ai des problèmes familiaux! » (Je lui péterai bien sa gue%le…)
  • peut réfléchir à tout ça ok… » vas y amène moi ton agrément, je lis tout ça et je verrai » (y a -t’il besoin que je commente?????)
  • ne se déplacera pas pour faire légaliser sa signature chez le notaire (oui oui je vais lui péter sa gue%le!). Apparement serait d’accord pour aller en mairie, Monsieur est trop bon…c’est à moins de 1 minute.

Les + : …..euh…

Ah si! la comptable nous propose d’aller faire légaliser la signature si ça peut aider…mais ça ne marchera pas! L’intension y était c’est déjà ça. Elle, elle va avoir le droit aux chocolats 😉

ALORS VOILA :

HUMEUR DU JOUR : 

 

Bienvenue dans mon espace temps!

Voilà plus de 6 mois que je n’ai pas écrit d’article! Ca peut paraître long…mais pour moi c’était hier!

A BAMPLAND et ailleurs, il y a eu des tests positifs, des naissances, des familles qui se sont constituées, des tentatives aussi , plein de tentatives! Ce n’est vraiment pas le même espace-temps!

Pour notre part on a vraiment l’impression de porter ça sur le front, nous sommes étiquetés « adoptants ». Dès que des connaissances qu’on a pas vu depuis + de 1 mois  nous croisent :

  • « Et vous votre petit? ça en est où? »
  •  « Ben ça recule pas »

Notre réponse est souvent la même : parce que quoi dire de plus…voilà 2 ans que nous candidatons pour être pris par notre OAA chéri, 2 ans….à voir les tests positifs, des naissances, des familles qui se constituent, des tentatives aussi , plein de tentatives!

Et nous nous sommes là à regarder défiler le temps des autres, leur vie évoluer, leurs sourires prendrent place.

Alors si!

Grâce à notre nouveau réseau de personnes étiquetées, nous les voyons eux aussi avancées, nous sommes derrière eux, ils nous montrent le chemin. Merci à eux de partager tout ça. Nous les avons connus à 2, désormais certains forment déjà famille et quel bonheur, quelle source d’espoir, ils étaient nous, on sera eux!

« Mais…de quoi tu parles toi? »

Assise sur la natte, au bord de l’étang, je me livrais à ma mère.

Nous étions là avec ma nièce, elle aime tant ça, aller faire un « Piqueu- niqueu » pour le goûter à la sortie de l’école.

Sur l’herbe, profitant des derniers rayons de la journée, nous mangions goulûment tous les fruits apportés par mère-grand!

Ma nièce, 3 ans et demi se concentrait sur les 3 brindilles qu’elle avait arrachées… sans doute, nous les « grands » sous-estimons le pouvoir d’attraction de certaine chose!

Je rapportais à la matriarche les derniers événements concernant notre projet d’adoption, elle aimerait tant elle aussi que la souffrance s’arrête et ne se mêle plus à tout ça…

Je lui racontais  la dernière réunion EFA, mon dernier échange téléphonique avec notre OAA chouchou, l’âge des enfants, leurs possibles histoires, les fratries, le pays, ce qu’on nous a dit, l’espoir, la souffrance (encore….et oui!), les peurs et….l’envie.

« MAIS DE QUOI TU PARLES TOI? »

Elle, que je pensais absorbée par les graminées trônant dans sa main, écoutait, comprenait, un peu, analysait, un peu et donc s’interrogeait beaucoup! Et le fit donc à voix haute!

Je suis restée coi.

Elle, si chère à mes yeux, elle qui comble si souvent mon besoin de partage d’amour, comment lui dire, comment lui expliquer sans trop l’impliquer, sans trop la perturber??? Rester vague, rester général, rester simple….

Mais pourquoi le son ne sort pas, pourquoi les larmes montent ?

Cela aurait dû être si simple,  elle aurait dû avancer sur ses premières années avec un(e) cousin(e) à ses côtés, ou bien encore elle aurait dû voir mon ventre s’arrondir, elle aurait dû les accueillir dès leurs premiers cris.

Je sais que leur relation n’en sera pas moins forte, je sais l’évidence qu’apparaîtra à leur arrivée : il fallait attendre car c’était eux et personne d’autre!

Mais pour l’instant ses cousin(e)s ne sont toujours pas là et comment  lui en parler désormais. Ce n’est pas à elle de subir l’attente.

Après une vingtaine de seconde de silence,  j’ai crié à ma mère « au secours » aussi fort que le pouvaient mes pupilles, seul moyen de communication fonctionnant à ce moment là.

« Elle parle de bébés chérie »

J’ai avalé le plus gros de l’émotion et ai pris la suite « oui ma puce, un jour tonton et tata ils auront des enfants! ça te ferait plaisir d’avoir des cousins ou des cousines? »

« Et oui! » dit-elle si pensive (interrogative?) baissant les yeux sur ses trophées herbacés.

Mais on arrêta là, il était temps de partir sur la piste d’un clan de coasseurs, leurs cris gutturaux semblaient provenir de derrière les roseaux.

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Fin de ce monde.

Je me sens extérieure à tout ce qu’il se passe. Cette suite de transfert est vraiment très différente des autres, très! Je ne me cherche pas de symptômes, de signes…j’avance. J’attends l’étape ultime, LA PDS qui marquera le fossé, celle qui indiquera que le retour en arrière n’est plus possible, qui marquera le passage dans un nouveau monde.

Alors oui je suis à l’aise avec tout ce qui va suivre. L’adoption pour nous est une chance, c’est une autre aventure, nous la poursuivons avec envie, nous sommes très impliqués dans ce parcours. Un jour, respirant mon enfant au creux de son cou, je sais que je serai très heureuse de toutes les étapes qui auront contribué à m’amener cet enfant, à m’apporter mon enfant dans mes bras.

Mais aujourd’hui il n’est pas question de ça, aujourd’hui j’ai envie que l’on m’entende. Malgré la suite, malgré le bonheur qui nous arrivera sans doute dans les bras dans un bout de temps (gros bout…), eh bien malgré tout, c’est dur! Certains diraient peut-être que je veux me faire plaindre, que je me victimise, ils auraient peut-être (sans doute) raison! Mais j’ai besoin de vous le dire.

J’ai fait le deuil du contrôle, depuis que j’ai compris que le « bébé-couette » n’était pas possible.

J’ai fait le deuil de la famille dont je rêvais depuis que j’ai rencontré Glhope, quand j’ai vu le temps défiler et donc les années avancées.

J’ai déjà fais le deuil du négatif qui va sans doute pointer son nez très vite, car oui je suis désormais habituée aux échecs.

Mais le deuil de la fin de l’A.M.P.? de la possible réussite pmesque, d’une grossesse, d’un accouchement…?

Être du côté des stats foireuses d’A.M.P., être nullipare à vie, entendre tout ces « quand j’ai accouché… », « quand j’étais enceinte », « tu sais j’ai vécu 2 accouchements…alors!…. »… et se sentir si…différente, si….faible, inférieur presque anormal…

C’est quelque chose cette étape! Je vais vous quitter…je serais toujours moi, ce parcours sera toujours en moi mais moi je ne serai plus avec vous. J’ai fait le tour de ce monde et je m’en vais. Je me sens déjà un peu seule depuis un moment, et là ça y est, le départ, c’est pour bientôt, très bientôt. Alors bien sûr on continuera à communiquer, à se soutenir aussi sans doute mais je serai loin, et vous aussi…

Je veux passer les étapes de ce deuil avec brio, je sais que j’y arriverai, mais la 1ère arrive bientôt…j’appréhende.

Qui dit deuil, dit mort….je crois que j’ai peur.

frayeurb

Début d’année mais fin d’un cycle…

IMG_4202bMon ventre n’en peut plus, heureusement mes cuisses et mes bras l’aident à supporter les 61 aiguilles qui auront transpercées mon corps pour cette FIV 5.

Mon corps est imbibé, c’est une éponge à saturation, l’impression que les solvants, produits, hormones suppurent par tout ses pores.

Mon cerveau a besoin d’air, d’oxygène…vite!!! Il asphyxie!

Mes nuits sont courtes, mes jours si longs….

Et c’est mon cœur qui a peur de se déchirer quand la page va se tourner.

Mon J1 est arrivé le 31/12/2013, j’ai donc continué la série des piqûres,  avec un petit package de 4/soir dont 1 très (très) douloureuse.

Le décompte a donc continué :

« mon dernier J1 stimulation AMP, ma dernière 1ère écho de contrôle, mon dernier lundi contrôle AMP, mon dernier mercredi, dernier jeudi, samedi : ce sera mon dernier déclenchement et lundi : ma dernière ponction. »

Mes pensées sont comme une bille dans un flippeur, elles passent d’un côté à l’autre d’une telle rapidité, elles rebondissent, elles se coincent, elles s’entrechoquent mais elles doivent tenir le coup jusqu’à la fin de la partie.

J’suis en tout cas en train de faire péter un HIGH SCORE!!!!

N.B. : Le paradoxe c’est que même si il y a beaucoup de souffrance avec cette FIV5 (qui se déroule comme les autres…),en ce moment quand j’imagine ma famille, mes enfants sont issus du pays où l’on espère adopter, ça me fait du bien et j’aime ça.

Enfin c’est eux que j’aime déjà : nos enfants.

Finir l’année en beauté…

Voilà sur quoi je tombe aujourd’hui en regardant la TV :

l’émission effet papillon sur canal + a eu le mérite d’en parler (et dire que je n’osais même pas imaginer que ça puisse exister!) :

Cliquez sur le lien suivant et essayer de tenir jusqu’à la fin du sujet.

No comment !

Ce lien ne sera pas toujours valable peut-être …je m’en excuse d’avance.